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Conservation du lait maternel

Article réalisé pour HOTMILK Magazine, pas encore aparu. Tableau publié dans les Dossiers de l’Obstetrique Spécial Allaitement n. 534 page 34

 

Introduction

Les femmes allaitantes désirent de plus en plus retourner à sa vie active sans pourtant abandonner les bienfaits que l’allaitement fait à ses enfants. La question de la conservation du lait humain fraîchement tiré est à l’ordre du jour. Certes, un allaitement qui se passe bien, un enfant et une mère en bonne santé, il n’y a pas besoin d’une extraction du lait. Or, si la mère doit s’absenter ponctuellement o bien la femme allaitante retrouve son travail rémunéré.

La durée du congé maternité en France est trop courte par rapport aux besoins de la dyade maman-bébé. La réalité est que si on veut maintenir l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois (et au-delà) en suivant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les familles sont contraintes de garder du lait, en plus ou moins quantité, selon le mode de garde et selon les heures ou la femme allaitante va être séparé de son bébé.

 

Souvent les femmes allaitantes rencontrent des informations pas claires, voire contradictoires sur les temps de conservation de son lait selon le mode utilisé. Si bien on sait qu’internet n’est pas l’endroit le plus fiable, des nombreux professionnels donnent des indications qui varient d’un à autre. Par souci de simplification, il existe dans la bouche-oreille collectif une règle appelée 4-4-4 et parfois 6-6-6 qui fait référence à le stockage du lait à température ambiante, au réfrigérateur ou au congélateur : 4h, 4 jours et 4 mois ou 6h, 6 jours et 6 mois. Très facile à retenir, mais qui ne correspond pas aux indications données par les organismes de santé.

Les différentes recommandations

Actuellement en France les recommandations officielles sont celles de l’Agence Nationale chargée de la Sécurité Sanitaire de l’alimentation (ANSES), qui reprend celles de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) après fusion avec l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). L’ANSES indique que le lait fraîchement tiré, laissé à température ambiante ne doit pas dépasser les 4h avant d’être proposé au bébé. Au contraire, recommande vivement qu’il soit réfrigéré au moins à 4ºC (jamais dans la porte du réfrigérateur) où il peut tenir jusqu’à 48h. Dans le congélateur, à -18ºC il restera un maximum de 4 mois. L’ANSES ne recommande pas du tout stocker le lait dans un freezer (congélateur à l’intérieur du réfrigérateur), et dans le cas où il faut le transporter, doit être fait dans un sac isotherme avec un pack de réfrigération pour des trajets de pas plus d’1h. Pour décongeler le lait, le contenant peut être mis au réfrigérateur où tiendra un maximum de 24h, si c’est à température ambiante pas plus d’1h. S’il a été réchauffé, il faut le proposer au bébé dans la demi-heure suivante (1) (2).

Ces recommandations n’ont pas été mises à jour depuis 2012, il y a plus de dix ans. Il faut tenir compte que les indications données par l’ANSES sont valables pour tout bébé, c’est-à-dire, il y a un choix d’être très restrictif pour que la conservation du lait soit valable autant pour des enfants nés en bonne santé que pour des prématurés (le cas spécifique de la conservation du lait pour le don en lactarium qui va être administré à des prématurés porte des contraintes spécifiques qui ne sont pas le sujet de cet article).

Cette indication sur le fait qui soit valable pour tout type de bébé, est remarqué par la Haute Autorité de Santé (HAS) française déjà en 2006, où ils préconisent la possibilité plus longtemps le lait maternel en cas d’enfant né à terme et en bonne santé (3).

 

Depuis plus de 10 ans, il y a eu des nombreuses études sur les variations observées du lait humain selon le mode de conservation. Études qui ont observé des modifications autant du point de vue bactériologique que des caractéristiques de stabilité des nutriments essentiels, protéines, hormones de croissance et anticorps, entre autres. Le lait frais est un fluide vivant, avec des bactéries qui sont très importantes pour la digestion et la maturité du système digestif du nouveau née. Mais ce sont ses mêmes bactéries qui, avec une mauvaise conservation, peuvent proliférer et devenir problématiques. En plus, les nutriments, les hormones, les anticorps, se perdent au bout d’un certain temps et selon la façon où le lait a été conservé. Ces études ont porté à la création de protocoles et de recommandations que varient selon le pays ou l’organisme international qui les propose. Le tableau qui accompagne ces lignes permet de les comparer.

 

L’Académie de la Médecine de l’Allaitement aux États Unis (ABM en anglais), développe des protocoles cliniques basés dans les dernières avances scientifiques. La dernière révision de ce protocole est de 2017. Ce sont des publications de référence autant pour les familles que pour le personnel sanitaire. Les recommandations de l’ABM sont basées sur la température et, à différence de l’ANSES, fait une importante différentiation en parlant de température ambiante. Dans tous les cas, les temps de stockage sont plus souples que ceux indiqués en France. En ce qui est la décongélation. L’ABM préconise 24 au réfrigérateur de préférence, vu qu’il maintien mieux les lipides et pas plus de 2h à température ambiante. Ils considèrent que le lait qui a été commencé à prendre peut se garder encore 1-2h (4).

 

Le Centre pour le Control et Prévention de Maladies (CDC en anglais) aussi aux États-Unis propose actuellement des temps de stockage et la manipulation du lait décongelé proches à ceux proposés dans le protocole de l’ABM avec l’actualisation des recherches scientifiques réalisées les derniers 5 ans (5).

 

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, plus connue comme UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont des recommandations plus souples en ce qui concerne le lait frais et réfrigéré par rapport à l’ANSES, par contre, ils ne préconisent pas une longue conservation dans un congélateur. Ils s’alignent à la majorité au fait que le lait décongelé doit être pris dans les 24h s’il est conservé au réfrigérateur (6).

 

Finalement, le tableau présente aussi les recommandations de l’Agence Espagnole de Pédiatrie (AEPED) datent de 2019 et permet d’observer que même entre pays voisins, les recommandations peuvent varier selon les sources ou l’actualisation médicale par rapport a l’allaitement maternel (7).

 

En conclusion

En conclusion, les études et recommandations des organismes internationaux récentes indiquent des différences importantes, surtout à niveau de la durée de stockage du lait humain par rapport aux recommandations données par les agences de santé françaises, plus restrictives. Il faut tenir compte, d’un côté que ces recommandations n’ont pas été remises à jour officiellement mais aussi, d’autre côté, ces recommandations veulent donner une seule indication autant pour enfants nés à terme que pour des bébés prématurés.

Comme indiqué, le but de cet article est de réaliser un comparatif de recommandations de conservation de lait humain pour l’utilisation au sein de la famille, les contraintes de conservation pour le lait en don pour les lactariums ne sont pas tenues en compte. Ce tableau comparatif a pour but de permettre aux mamans, femmes allaitantes, avoir un guide pour mieux prendre des décisions sur la préparation et stockage de son lait à niveau particulier.

Le tableau

 

 

 

Alcool et allaitement

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas et je me trouve souvent avec LA question sur combien d’alcool peut prendre une mère allaitante, ou bien, combien de temps il faut attendre avant de donner à nouveau le sein.

Pour la femme enceinte, vous le savez, la quantité d’alcool possible à prendre est de zéro virgule zéro. RIEN. NIET. Tout ce que vous allez boire va passer directement au fœtus. Du coup, voilà, on est vite calés.

 

Mais… qu’est-ce qu’il en est pour l’allaitement ?
Un petit verre, oui ? non ? Allons voir.

 

Tout d’abord sachez que le taux d’alcool en sang de la mère allaitante est le même taux qu’on va trouver dans son lait. Du coup, la logique nous fait penser qu’après avoir bu, si on attend le temps qu’il faut, notre lait sera à nouveau valable, non ? Plusieurs chercheurs se sont posé la question et, en tenant compte plusieurs variables, comme le poids de la mère, le nombre de verres et type d’alcool pris, ils ont publié un joli tableau du temps qu’il faudrait attendre avant de donner à nouveau le sein.

Mais attention ! ceci reste théorique, et en supposant un taux standard d’élimination de l’alcool par notre corps, or, chaque personne est différente.

Puis, ils considèrent qu’une boisson est : 350g de bière au 5% ou 141,75g de vin au 11% ou 42.53g de liqueur au 40%. Or, si ce n’est pas le cas, il faut sortir la calculette !

Bref, pour eux, c’est clair : les mères qui allaitent et choisissent de boire de l’alcool après l’accouchement, devraient soigneusement se fixer un horaire et prévoir de prélever du lait avant de boire, puis attendre l’élimination complète de l’alcool dans leur lait par la suite avant d’allaiter.

Vous pouvez voir ici le tableau et aussi télécharger l’article complet en pdf.

En voyant ceci, à vous de décider. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Télécharger l’article original (en anglais)

L’image de cet article est une image libre de droits du photographe fiorigianluigi. S’intitule « Heureux jeune famille avec bébé. Allaiter ».

Leucocytes, vaccins et examens

Ceci est la traduction d’un fil sur twitter d’Alberto García-Salido (@Nopanaden). Vous pouvez le lire ici (en espagnol).

 Fil

Imagine-toi que tu est un leucocyte et demain t’as un examen. Quelle matière? « SARSCOV2 » Peut-être tu seras stressé parce que tout ce qui est nouveau te fait douter. On t’offre 2 types de test. Le premier, comme d’hab, tu ne connaîtras pas les questions. Le deuxième, ils vont te dire les questions en avance. Tu fais quoi?

Une des choses les plus surprenantes des nouveaux vaccins ARNm est sont efficacité très élevée. La valeur est de plus du 90%. WOW. Les plus classiques tournent autour du 70-90%. Quelle est la raison de ça?

Retournons à l’examen, c’est là où on peut comprendre cette différence: le vaccin ARNm pour le leucocyte est comme faire un examen avec instructions. On lui a filé les réponses. Je m’explique.

Les vaccins classiques (VC à partir de maintenant) utilisent des virus atténuées ou modifiés pour développer la réponse immunitaire. Les leucocytes reçoivent ce virus. Le découpent. Comme du thon, et ils vont exposer ses composants à fin de déterminer ce qu’ils doivent sélectionner.

Tout le monde sait que nettoyer un Thon est un art complexe. On a besoin du temps et l’expérience, agilité, souvent jeunesse et parfois de l’attrait.

Bon, l’attrait est prescindible.

Donc, les VC sont un « examen » pour le système immunitaire qui doit avoir assez d’harmonie et agilité pour donner une réponse effective. C’est pour ça que les VC ont moins d’efficacité. C’est pour cela que les enfants répondent si bien.

Pour les vaccins ARNm, c’est très différent. On injecte des instructions qui vont permettre de produire UNIQUEMENT la protéine contre laquelle on veut faire des anticorps et réponse cellulaire. Allez, leucocyte, on te donne la réponse.

Avec l’ARNm on met en circulation une petite partie du virus. Une protéine de les 30 qui a (plus ou moins) le SARSCOV2. On nettoie le thon pour le leucocyte et on lui donne le filet pour qu’il en profite. Le vaccin-filet fait l’examen beaucoup plus facile.

En plus, ce ARNm disparaît. Ce qui est utilisé pour faire des protéines, est degradé. Et celui qui n’est pas utilisé, aussi. Un peu comme les messages de « Mission Impossible » mais en ARNm. Leucocyte Tom Cruise.

Alors, pour cet examen, on dirait que presque tous les leucocytes auront la moyenne. Ils savent ce qu’on va leur demander. Le Thon et les protéines. Il va falloir être attentif aux résultats et voir comment SARSCOV2 réagit. Personne a envie d’aller au rattrapage ou redoubler.

 

 Alors ?

J’ai voulu traduire ce fil, avec consentement de l’auteur parce que j’ai trouvé très claire comment il a expliqué et comparé les vaccins avec un examen en sachant ou pas les réponses. C’est la base d’un vaccin : donner à notre système immunitaire les moyens pour, quand on se trouve en face de la maladie, sache donner une réponse. On apprend à notre système à répondre à des maladies qui sont dangereuses et peuvent entrainer des séquelles importantes. Les vaccins ARNm c’est plus rapide que les classiques. Notre système immunitaire reçoit une sorte de pilule magique qui lui apprend directement comment réagir.

Et vous, qu’en pensez vous ?

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